Shylrein Tar'Rimiel

Personnage de Chloé

Description:

Âge: 143 ans
Origine : île d’Arsaäl
Espèce : Elfe
Classe: Mage

Miroir quel est ce reflet ?

Comment décrire Shylrein ? Toute personne qui la verrait pour la première fois aurais un mouvement de recul, ouvrirait grand les yeux. Beaucoup la traiterait de monstre, la fuirait, voir essayerait de la tuer.
Elle est grande, et n’a d’elfe que son visage envoutant. Tout le reste a été changé, détraqué, comme si un créateur fou avait amassé là différents animaux et avaient tenté de les fusionner.
Ses membres sont presque entièrement recouverts d’écailles ébènes lisses et solides, son corps lui l’est partiellement, tâchant sa peau pâle de noires écailles de-ci de-là. Quelques zones reptiliennes viennent jusqu’à son cou et ses joues.

Ses jambes n’ont plus rien de celles d’un humanoïde, elles ont une forme animale et ses pattes ressemblent à celles d’un petit dragon. Elle ne porte d’ailleurs pas de bottes, ses écailles lui fournissant une protection suffisante contre le sol rêche et le froid. Les griffes acérées qui finissent ses serres peuvent lui être d’une bonne aide.
Ses bras quant à eux ont une ossature humaine, mais ses doigts sont remplacés par des serres avec encore une fois des griffes acérées.

Le petit détail que l’on remarque rapidement chez elle est sa queue, longue, touffue et noire, elle fait un bon balancier mais en dit beaucoup sur son humeur. Cette dernière se balancera de différentes manières selon si elle est énervée, intriguée, joyeuse, agacée… Si cette dernière ne bouge pas, alors cela signifie qu’elle n’est pas atteinte par une humeur particulière ou qu’elle est triste. Malgré sa taille, sa queue est presque aussi souple que celle d’un chat.
Un autre indicateur de son humeur sont ses oreilles. Elles sont également couleur nuit, ressemblent à celles des loups mais en plus grand, ces dernières, si on les comprend en disent beaucoup sur Shylrein.

Pour compléter la liste des choses horrifiques de son corps, il y a ses cornes, longues cornes tordues, noires et solides. Des cornes c’est pas toujours pratique, et cela va souvent lui desservir.

Pour ce qui de sa forme, elle est fine, légèrement musclée, et quelques formes mais sans plus, sa maigreur l’empêchant d’en avoir trop. Sa posture est particulière, elle est très animale et elle réagit beaucoup de manière instinctive.

Pour ce qui est de son visage, son dernier à garder les traits d’elfe qu’elle possédait. Il est fin et gracieux, petit nez, petite bouche qui cache une jolie rangée de crocs pointus, et longs cheveux ébènes qui encadrent son visage, volent au vent et descendent jusqu’au bas de son dos. Ce que l’on retient le plus chez elle, outre son aspect monstrueux, est son regard. Grand océan de sang, où se mêlent tant de sentiments. On y voie la mélancolie, une pointe de tristesse et le vide. Un vide qui en dit beaucoup, un vide qui intrigue, un vide qui hypnotise.

Regard dit moi qui tu es

Elle n’aime pas montrer son visage, elle n’aime pas se montrer tout court. Shylrein est solitaire et se sent mal à l’aise dès qu’elle se sera entourée de monde, pire encore, son instinct animal ayant pris le dessus, elle ne sait plus du tout comment se comporter en société, ou encore comment bons nombres de mécanismes et objets humains fonctionnent. Le couteau et la fourchette, elle connait pas trop, par contre, croquer dans un bon lapin encore chaud et crue, cela ne la dérange guère.

Son caractère peut être changeant, peut-être est-elle légèrement bipolaire ? face à certaines situations vous la verrait perdre totalement son calme et se transformer en bête sanguinaire envers les ennemis de sa déesse. Traumatisme du passé ? Très certainement.

Elle est timide et reste dans l’ombre, toujours présente pour aider quiconque du moment que leur âme n’est pas mauvaise, elle pourra être sans cœur et cruelle envers une mauvaise personne.

Parfois elle peut porter un masque et une cape, ne supportant qu’on puisse l’observer, c’est une personne qui a du mal dans le social et la communication, mais qui est une habituée de la survie et de la traque. Son ouïe et son odorat sont également plus développé chez elle. Elle se comportera plus comme un animal sauvage à apprivoiser que comme un compagnon de groupe.

Les seuls moments où elle reprend vraiment un comportement humain sera pour punir ou pour protéger, elle ne sera plus elle-même.

Arme et compétences

Elle n’est pas la plus doué en corps à corps, mais elle sait tout de même se servir de ses griffes. Elle possède une lance qui possède une lame à chaque côté, cette lance peut se scinder en deux pour qu’elle puisse avoir deux poignards. Elle évite autant que possible de se servir de cette arme, et la préfèrera pour punir une personne vraiment mauvaise comme il se doit.

Pour ce qui est des compétences c’est à voir avec le MJ, mais il lui faudrait un sort pour healer, un sort pour blesser à distance du genre magie pénétrante, ombres qui transperce… Aussi un sort, ou compétence qu’elle peut utiliser x fois/ jour où elle peut voir les âmes autour d’elle sur une distance à déterminer, la couleur de l’âme indiquera son niveau de bon/ mauvais. Plus c’est noir, plus l’âme est innocente, plus l’âme est blanche, plus elle est pourrie.

Bio:

Sablier, ne peux-tu donc cesser de t’écouler ?

Originaire de l’île d’Arsaäl, L’elfe grandit dans un petit village à l’abri dans les montagnes. L’île d’où elle venait était assez grande pour contenir quelques grandes villes, mais durant son enfance elle ne s’en était jamais approché.

Jusqu’à ses quarante ans elle vécut sous les enseignements des anciens qui suivaient les volontés de Saedis. N’ayant connu rien d’autre que son village paisible, pour elle le mal et la violence n’étaient que des mythes effrayants. Elle était bien loin de s’imaginer que tout cela pouvait exister…

Dès ses vingt ans, il fut décidé à ce qu’elle devienne une gardienne du village, devant le protéger des grands animaux qu’il y avait à proximité. Elle apprit là le maniement basique de son arme, une lance à deux lames pouvant se scinder en deux poignards et acquis de bonnes connaissances sur la traque et la survie.

Malheureusement cette vie paisible dû s’arrêter. À partir de ses quarante-deux ans, son village fut touché par la disette, leur déesse les avaient-ils abandonnés ? Le mauvais temps et les catastrophes s’accumulaient. Ils durent bientôt faire face à la réalité : quitter le village et s’installer ailleurs.

Pendant de nombreux jours ils durent errer dans les forêts vierges de l’île, sans trouver nul endroit propice à la survie de leur village. Shylrein fut obligée de voir bon nombre de ses compagnons mourir sans que rien ne puisse être fait, elle décida de redoubler d’ardeur pour sauver le reste de ses compagnons. Elle fut rapidement placée parmi les meneurs et fut chargée de la sécurité de tous.

Ils finirent dans leur quête par trouver une ville humaine où, épuisés ils tentèrent d’y demander le refuge. Lorsque pour la première fois de sa vie, Shylrein parcourait les rues de la ville, elle découvrit avec horreur la réalité des choses. La souffrance était ici une chose commune. La ville souffrait aussi de la colère des éléments, mais là c’était chacun pour soi.

On leur refusa le droit d’asile, ils furent contraints de repartir, plus qu’épuisés que jamais. La jeune elfe ne cessait de prier Saedis, lui demanda pourquoi ils devaient subir une telle épreuve. Elle sentit un regard derrière elle, se tourna et aperçut dans les ombres un regard de compassion. Sa prière avait été écoutée, mais ne pouvait-elle donc rien faire ?

Les mois passèrent, et ils s’installèrent non loin d’une ville, où ils durent dans la misère et le froid de l’hiver survivre tant bien que mal. La ville semblait aller mieux, de ce qu’elle avait compris ils faisaient du commerce avec une autre île nommée Katorheim. Arsaäl fournissait de l’or et ils avaient de la nourriture en abondance en échange. Mais elle n’était destinée qu’aux humains, les elfes étant détestés en ce lieux.

Cela était dû à une vielle guerre qui remontait à des siècles, tous les elfes avaient quitté l’île sauf eux. Et ils devaient en payer les conséquences maintenant ? c’était injuste. Shylrein finissait par, cachée d’une cape, voler de quoi sustenter les plus affaiblis du village. Une fois elle se fit attraper et elle crut réellement mourir. Ce jour-là elle fut rouée de coups et abandonnée dans un caniveaux. Laissée pour morte elle ne pensait plus qu’à ses proches et sa déesse. Il fallait qu’elle se batte pour eux.

Les années passèrent ainsi, et ce fut dans ses cinquante-trois ans que la pire des choses survenue. Alors qu’elle menait une énième opération dans la ville pour y voler quelques médicaments, son village fut attaqué par la population, lassée de voir ces elfes vivre sur leur dos. Tous furent battus, lacérés, tués. Lorsque Shylrein avec ses bien revint sur le lieu elle découvrit avec horreur la scène. Les membres de ses proches brisés, les nez enfoncés dans les crânes, le sang qui tâchait la terre et souillait l’atmosphère. Elle hurla, elle vomit, elle s’effondra. La tête entre les mains, il ne lui restait plus que Saedis.

Ceux qui faisaient souffrir devaient mourir non ? Son arme disposée en deux poignards à sa taille elle partit, résolue. Il ne lui restait plus que ça. Elle devait punir. Elle sera l’émissaire de Saedis.

Elle savait que les villageois qui avaient commis ce crime venaient du village juste à côté. Ce sera facile pour elle, elle qui avait l’habitude de se faire discrète et de chasser.
Durant la nuit elle s’infiltra, guidée par sa conviction, elle tua sa première proie, un humain qui devait avoir la quarantaine, père de famille. Elle s’en fichait. Le village avait pêché. Il avait commis le plus grave des vices. Il fallait les arrêter avant que d’avantages ils ne sévissent.

Cette nuit le sang coula. Elle dû se battre, et elle fut blessée. Aveuglée par le désespoir et la haine elle s’engouffra dans de bien profonds abysses. Tous furent tués dans le villages, hommes comme femmes, seuls les plus jeunes enfants avaient été épargnés. Combien d’innocent avait-elle tuée dans le lot ? Elle n’y pensait guère. Épuisée elle s’effondra sur le sol. Une chaumière brûlait non loin de là, les flammes se reflétaient dans la flaque de sang qui se formait sous elle.
Elle voyait trouble. Elle savait qu’elle allait mourir, elle en était persuadée. Shylrein pleurait et pensa une dernière fois à Saedis. Dans une dernière prière elle lui implora le pardon.

Juste avant de fermer les yeux, elle aperçut cette étrange créature qui la fixait d’un regard vide. De la taille d’un cerf, des pattes de dragon, un corps couverts de longs poils noirs, tête de loup avec de grandes oreilles et de grandes cornes. La créature effleura son front trempé de sang et elle perdit connaissance.

À son réveille tout était vide en elle. C’était le lendemain matin et des gens s’amoncelaient autour d’elle, l’observait avec horreur. Quelque chose en elle lui hurla de partir, qu’elle serait en danger si elle restait. Elle courut et s’enfonça dans la forêt. Ce n’était que lorsqu’elle fut épuisée qu’elle se posa et réfléchit. Pourquoi était-elle en vie ?
Elle vit ses mains, ses pieds. Leur apparence. Elle hurla, elle se jeta au bords d’une rivière pour y observer son reflet, et constata qu’elle n’avait plus rien d’une elfe ou presque.

" Ceci est pour te souvenir des monstruosités que tu as commise cette nuit."

Un murmure, quelqu’un ? Elle se tourna et ne vit que des ombres qui se mouvaient.
Saedis.

“Je ne t’ai pas abandonné pour autant.”

Elle venait d’être punie. Pour son crime, pour sa vie, pour son âme. Elle s’effondra.

Depuis elle vécut pendant des années recluses dans la forêt, se tenant loin des humains, seule. Elle se déshumanisa, et seule Saedis lui permettait de ne pas sombrer dans la folie.

Ce n’est que bien des années après que Saedis revint vers elle afin de lui confier une mission. Elle lui offrit de nouveaux pouvoirs, et désormais elle devra se battra afin de libérer un continent de la souffrance.

Shylrein Tar'Rimiel

Katorheim : Gods return Psychy