Katorheim : Gods return

Chapitre VI : Le crépuscule d'un empire

Dehors la tempête de neige grondait, elle aspirait toute chaleur et aveuglait tout passant. Tous les voyageurs du coin avaient été dans l’obligation de s’amasser dans cette vieille auberge puante et poisseuse. L’odeur d’une bière amère emplissait les lieux, le chaos y régnait et dans cette cohue un petit elfe toussota. Il sortit de son dos une petite cithare et caressa les cordes de sa main. Quelques notes tout juste audibles en sortirent, mais personne ne s’en souciait vraiment. L’aubergiste avait pu avoir la scène, et étant fatigué du chahut, profita de cette occasion pour demander le silence d’une voix forte et imposante.
Tous se tournèrent vers l’elfe, agacés. Ce dernier était hésitant, il se racla la gorge, ferma les yeux, et commença à faire trembler les cordes de son instrument.
« Gentes dames et damoiseaux, Permettez-moi de vous offrir.
Pour vous faire attendre la fin de cet hiver qui a bien finit par venir.
Une histoire que personne dans les détails ne connait.
Mais qui tous ont pu en entendre les grands traits. »

La foule ne sembla pas des plus intéressée, quelques murmures s’installèrent dans la salle, s’amplifiaient et étouffèrent à nouveau le chant du barde. L’aubergiste frappa une table de son gros point, et tous se turent à nouveau. Ils comprenaient bien que s’ils voulaient gardaient leur derrière sur ce banc à l’abri du froid, ils allaient devoir endurer cela en silence.

L’elfe hocha la tête, reconnaissant et repris, avec un peu plus d’assurance.

« Vous avez tous déjà entendu parler de ces héros qui nous ont sauvé.
De ces cinq compagnons qui ont nettoyer notre continent autrefois plongé dans la misère.
Je vais vous compter un passage de leur histoire, de leur passage à Bardes, et de leur guerre.
Vous qui à peine les connaissez, allez apprendre deux jours de leur passé. »

« C’était il y a tant d’année, la terre étaient rongée par Azael et ses chevaliers. 5 Héros étaient choisis des dieux les plus nobles et les plus justes d’en ces temps et après avoir vaillamment sauver Vergetang, ils décidèrent de sauver Bardes et Antius.

À leur premier réveil dans cette ville qui leur étaient inconnus, ils décidèrent de parcourir les lieux afin d’en apprendre plus ce qu’il s’y passait et disait. Vifs et éveillés ils écoutaient, sauf peut-être une succube qui avait subi une nuit déjantée et qui désormais boitait et préférait se reposer. »

« Les rumeurs n’échappèrent à leur ouïe.
Demain des moissons on en faisait la fête.
Qu’à Antius se trouveraient de célèbres têtes,
Et qu’il sera temps pour eux de faire connaître leur but enfoui. »

« Intéressés, ils prirent la décision d’attendre demain afin de faire un tour à cette dernière, c’était lors d’une fête remplis de monde qu’on pouvait faire le plus dé dégât sans se faire remarquer non ?

En attendant, ils décidèrent de chercher quelques personnes dans les milieux de la contrebande, dans l’espoir de trouver de l’aide. Ils allèrent donc dans le quartier des nains, à la rue des deux pisseurs pour demander de l’alcool auprès d’un certain Til, nain puant et dont on pouvait aisément deviner son appartenance à la classe paysanne à la vue de son apparence.
La troupe cherchait à acquérir un alcool particulier, le légendaire debout les morts, et après quelques minutes de discussions, Til finit par comprendre leur requête sibylline et les emmena dans l’arrière-boutique.
Ils purent y acheter une bouteille et obtenir quelques informations sur le revendeur et fournisseur de cette fameuse boisson.

C’était un certain Tuff, il vivait non loin et ils …»

L’elfe s’arrêta un instant pendant qu’un nouvel arrivant entra avec fracas dans la pièce, il avait du mal à fermer la porte à cause de la force du blizzard. Quelques grommèlements parcoururent la salle, ils voulaient connaître la suite. Le barde repris de plus belle :

« Ils rentrèrent à l’auberge afin de réveiller Elinnore.
Et lorsqu’ Elein le tavernier les entendit se plaindre de leur manque d’or.
Il leur présenta moultes avis de recherches, proposant service contre oseille.
Le groupe décida de partir vaincre trolls et cerfs, c’est qu’elles coutaient cher, ces bouteilles. »

« Un barbier les entendaient claironner sur leur quêtes , Hubert était son petit nom. Il leur expliqua l’importance de la traque des trolls et proposa même d’augmenter la récompense de 40 pièces d’ors à 50 avec en prime, une coupe gratuite pour chacun.

Bien que humbles, peu vaniteux et cupides, nos héros se rendaient compte de l’importance de l’argent en ce monde si triste, eux qui en avaient tant besoin pour reconquérir l’île et se nourrir, ils se mirent en route afin de dégoter sur un pont le couple de troll qui terrassait marchands et passants.

Lorsqu’ils arrivèrent sur le pont, ils décidèrent, peu effrayés, de le traverser… Et c’est alors que… Rien ne se passa. Fort déçus, Elinnore et Alhena proposèrent de le retraverser, savait –on jamais. Et c’est alors que … Oui, ça a marché !

Deux immondes trolls de deux têtes chacun s’imposèrent et les empêcher de faire quoi que ce soit d’autre. Seul le combat était possible. Nos envoyés des dieux, fier héros, crème de la crème allaient pouvoir éradiquer d’un revers de la main ces abominations.
Ainsi se sépara le groupe : la succube et la demi-démone sur l’un, le nain, la louve et la yokaï sur l’autre. »

« Tous en corps à corps combattirent,
Bien que leur coups ni n’aboutirent,
Ou sur la bonne cible s’abattirent.

Même dans sa meilleure des volontés,
La succube savait se faire sauter, mais pas éviter,
Ainsi elle de plein fouet elle se fit frapper.

Tahar et Shyl’rein, dans un temps équivalent,
S’élancèrent et se croisèrent, armes en avant,
Et s’entrechoquèrent en faisant couler leur propre sang.

Anakys et Alhena faisaient de leurs mieux,
Pour compenser les erreurs de leurs compagnons pieux.
Ils ne devaient pas à nouveau décevoir les cieux. »

« C’est au bout d’un combat acharné où Elhinnore faillit y perdre la vie, eut des côtes brisées et le crâne brisés, qu’ils finirent par arriver à bout des deux trolls. Shyl’rein soigna la succube et récupéra les têtes du troll, pendant que la voleuse et la voyageuse partirent en quête de quelques cerfs à chasser. Une fois la succube ramenée dans un état à peu près stable, le nain et la monstruosité remontèrent aisément les traces des créatures et abandonnèrent seule la jeune femme blessée au profit d’une tanière puante à fouiller. »

Le barde s’arrêta un instant, fit une petite remarque disant qu’il n’était pas sûr s’il l’aurait bien pris, ça, qu’on le préférait à un lieu boueux et nauséabond, puis reprit, l’air de rien, tout en grattant sa cithare.

« Ils purent y récupérer de l’or et un bébé troll. Oui un bébé troll. Ce dernier était affamé, mais comme on dit dans le milieu « don’t feed the troll », plutôt que de le nourrir, ou de l’abandonner à une mort certaine ils décidèrent de le récupérer. Il fut notamment prénommé Trump, doux nom qui lui allait à merveille.

Pendant ce temps la louve invoqua quelques un de ses compagnons et avec la demi-démone, dégottèrent un troupeau de cerfs. Ils firent une battue, où haut perchée sur un arbre, maître Anakys tenait en ses mains un arc et des flèches et s’en servaient pour abattre les cerfs qui passaient vers elle.
Au final, avec le bon travail des deux jeunes femmes, sept cerfs furent abattus, dont cinq qui possédaient encore leur fourrure exploitable. Ils furent tous rangés soigneusement dans leur sac de voyage, heureusement de taille infinie. »

« Et bien que l’hivers n’était encore arrivé,
Lorsque les compagnons retrouvèrent leur amie blessée,
Inconsciente et congelée cette dernière se trouvait.
Un feu fut allumé, et sur le corps la louve fut allongée.

Lorsque la conscience revint, à nouveau chauffait le cœur,
Que la succube vit l’enfant de ses ennemis et ressentit la rancœur.

Elle refusait la présence de ce petit être,
Mais dans sa faiblesse n’avait d’autre choix que de l’admettre. »

« Lorsqu’Elhinnore fut remise d’aplomb, ils purent tous rentré à leur auberge. Tahar qui s’était attaché au petit Trump fut contraint de le vendre auprès d’un dresseur d’animaux dans un cirque, un certain Tiule, homme louche et peu recommandable. La louve priera plus tard sa déesse, espérant retrouver le petit troll eux qui avaient dû s’en séparer car l’aubergiste n’en voulait pas.

La voleuse et la voyageuse vendirent les bêtes, tandis que Shyl’rein ramena les quatre têtes et fut payée pour avoir tuée quatre trolls et non deux, le mensonge, c’était mal, mais il celui-ci ne faisait pas de tant de mal et ils en avaient besoin eux pour survivre et libérer le continent.

Enfin la succube, dont on arrête pas d’entendre parler d’elle, partie dormir après une journée fructueuse et bien remplie. »

« Comme son… »
L’efle toussa afin d’interrompre la remarque d’un humain un peu saoul. Il reprit son histoire.

« Ils se reposèrent, demain allaient être une grande journée pour eux. Le lendemain, après être passé chez le coiffeur, ils décidèrent de rendre visite à Tuff, le contrebandier avant d’aller à Anthius. Nain mafieux et fermé, ils n’obtinrent de lui qu’un cageot de dix bouteilles de debout les morts, payés par la communauté, et partagé par la communauté, choix imposé par Shyl’Rein. Quelques rumeurs circulent sur une naissance d’un certain communisme suite à ce choix.

« Une fois les bouteilles en main, Elhinnore appâtée par le gain,
Cria sur ses compagnons pour une lampée divine,
Shyl’rein bouda tandis que la succube goûtait à l’ondée cristalline.
Heureusement elle supporta sa puissance sans régurgiter son pain. »

« Ils partirent pour Anthius, et Shyl’rein, bien que boudeuse fit tout de même une prière pour demander à sa déesse où pourrait se trouver la résistance, sans obtenir de réponse qui ne lui convint, elle garda le silence et suivit le chemin. C’était l’après-midi lorsqu’ils arrivèrent dans la ville. Fort bien vêtus pour voyager de ville en ville, leur cuirasse et autres armures couvertes de boue et de sang n’était pas les vêtements idéaux à porter lors d’une fête.

Heureusement les connaissances de l’ancienne générale des armée, permis aux compagnons de se retrouver chez Lazial, haut-elfe couturier dans sa confession. Il leur procura des vêtements appropriés pour la fête et ainsi pour passer inaperçu, même le nain gagna un habit qui lui permettait de dissimuler son imposante armure en dessous. Cela leur coûta cher, mais leur dur labeur de la veille n’avait pas servi à rien. »

« En attendant la venue de la fête, nos compagnons gambadés, découvraient,
À la pierre, à la confiture des crêpes ils se régalaient, les bourses se vidaient,
Du moins celle du nain, qui sans sous, se fit tout de même voler une couronne.
Et le soir arrivait, le crépuscule enflammait la ville, et ils se dirigèrent vers la salle du trône. »

Lorsqu’ils arrivèrent vers le palais, ils se rendirent compte qu’une queue était présente pour rentrer dans le palais. Étant donné que leur but était la Verge Marie et son enfant ils leur fallait rentrer. Ils commencèrent à faire la queue, puis se rendirent compte qu’il fallait un papier pour rentrer.

Ainsi la voleuse mis son anneau d’invisibilité et partie en voler, elle réussit à en obtenir trois, faillit se faire prendre, mais eu de la chance. Elle donna les papiers, retourna dans la salle, et Allhena pu y entrer en tant que louve, Shyl’rein en tant qu’une certaine Ilia de Bocastel, Tahar, Hector de Bocastel et Elhinnore Isolda de la chambrière.

Le garde fut surpris de la jeunesse soudaine d’isolda et de la petite taille d’Hector, heureusement il ne fut pas surpris de la présente de corne, oreilles et autres joyeusetés écailleuses d’Ilia.
Ils purent rentrer, ils devaient déposer la louve auprès de l’intendant perd’Gaze mais cette dernière repris sa forme humaine.

Leur but était de diffuser du debout les morts auprès de tous grâce à l’invisibilité d’Anakys, afin de rendre l’assemblée saoule, puis insérer un filtre d’attraction dans le breuvage de la duchesse, et du poison dans celui d’Azael. »

« L’assemblée bientôt devint saoule
La Verge Marie appela l’assemblée à l’Orgie
Tous devaient boire et ils se perdirent dans la foule.
La voyageuse embrassait le nain pour ne pas le perdre,
La yokaï ne supporta l’alcool et copuler avec un garde partie.
La succube se fit rembarrer par un garde de manière acerbe,

Mais heureusement dans les bras d’un autre elle finit,
Tout se passait pour le mieux, se les filtres ils restaient à verser.
Et sur la table en toute beauté s’effondra la pauvre Anakys.
La duchesse ne s’en soucia et ne perçut aucun danger,
Mais Azael le jeune enfant découvrit l’actrice. »

« Des gardes s’approchèrent dans un premier temps, la tension montait, et le nain dans le jardin sortit. Il pria son dieu, demandant de l’aider afin d’amplifier ce qui allait faire, puis il provoqua un immense tremblement de terre. La panique gagna l’assemblée, Azael hurla à tous de partir. Dans l’affolement la foule évacuée, et les héros se rassemblèrent. Anakys tenta d’assassiner l’enfant dans son dos, mais ce dernier ne fut pas dupe… »

« ATCHOUUUUMMM »

Des grommellements parcoururent la salle, l’elfe lança un regard noir vers celui qui avait éternué et repris son histoire.

« Il envoya Anakys contre un mur qui fut inconsciente, il l’attrapa par la tête et commença à parler avec son dieu, résonnance. Elinnore pria sa déesse afin que tous regagnent leur conscience et leur force.

La verge, nue et alcolisée se battait
Contre un nain armé qui se faisait frapper.

Azael le terrible ébranlait l’édifice de sa puissance
Mais les envoyés divins faisaient fit de leur souffrance

Le sang s’écoulait, la magie ne cessait
S’enfuyait le temps, passait la nuit
Les hurlements et les pleures s’entrechoquaient
Jusqu’à s’amenuisent les vies.

La mère ne pouvait voir partir son enfant,
L’enfant ne voulait se séparer de sa maman. »

Inconscient il ne restait plus qu’à les achever,
Shyl’rein le désirait, mais ils l’en empêchaient.

Les gardes n’osaient intervenir,
Et les dieux apparurent, interdisant avec eux d’en finir

Azael fut soigné, à nouveau conscient il dû promettre
D’oublier son dieu, d’oublier son père, non sans omettre

Qu’il devra le vaincre, et suivre une nouvelle divinité
Cela est son seul espoir afin de voir sa mère sauvée. »

Le barde s’interrompit rêveur. La foule s’impatientait et voulait entendre la suite. Il sourit, et promis de la raconter le soir venu, si on lui offrait une nuit et un soupé.

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Psychy

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